Quand France 3 Hauts-de-France m’a tendu le micro, Les Ailes d’un Asperger venait à peine de commencer son voyage. Pour cette première télévision, je ne voulais pas réciter l’autisme comme une fiche médicale. Je voulais raconter ce que signifie grandir, travailler et aimer pendant vingt-neuf ans sans savoir pourquoi le monde vous demande autant d’efforts.
J’ai parlé du diagnostic tardif, du masking, des violences traversées et de cette habitude de prendre pour une faute personnelle tout ce que je ne parvenais pas à décoder chez les autres.
L’antenne ouvrait mes pages à des personnes qui ne seraient peut-être jamais venues spontanément vers un livre sur l’autisme. C’était l’occasion de rappeler une chose simple : nos vies ne sont pas des sujets de plateau. Elles méritent d’être racontées par celles et ceux qui les vivent.
L’extrait est disponible sur mon compte Instagram. Mes mots avaient quitté le papier, mais leur destination restait la même : déplacer un regard.
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